L'histoire de l'aquarelle

L’aquarelle est l’une des techniques de peinture les plus délicates à exécuter. Peu de marge d’erreur : contrairement à l’acrylique ou à l’huile, on ne peut pas vraiment recouvrir ou corriger une zone ratée.

Cet article invite à découvrir l’histoire et l’évolution de l’aquarelle, ses grands maîtres, ainsi que les artistes d’Artraction qui en renouvellent la pratique aujourd’hui.

Douceur, transparence et poésie : l'aquarelle révèle l'art autrement

Qu’est-ce que l’aquarelle ?

L’aquarelle est une peinture à l’eau utilisant la gomme arabique comme liant, appliquée sur papier. La gomme arabique est une substance naturelle provenant des arbres du genre Acacia. Le mot « aquarelle » désigne à la fois la peinture et l’œuvre réalisée.

Transparente, elle se distingue de la gouache et permet de colorer ou de créer des œuvres complètes tels que des dessins, gravures ou lithographies. Appréciée pour sa légèreté et sa rapidité d’exécution, elle sert autant aux croquis sur le terrain qu’aux compositions élaborées en atelier, où l’artiste peut préparer son travail par des études de valeurs et de couleurs.

Gomme arabique

Comment utilise-t-on l’aquarelle ?

Pour peindre à l’aquarelle, on utilise des pigments solubles dans l’eau, des pinceaux souples, du papier épais, une palette et deux pots d’eau.

L’aquarelle repose sur la transparence et le dosage de l’eau : plus il y a d’eau, plus la couleur est claire.

On peut peindre sur papier sec pour des traits nets ou sur papier mouillé pour des effets diffus, en superposant des couches légères.

Les étapes principales : esquisser, poser les lavis (le lavis est une technique de peinture où une couleur diluée à l’eau est appliquée en couches transparentes pour créer des dégradés, lumières et ombres. Il permet un rendu fluide et atmosphérique, souvent utilisé en dessin, aquarelle ou illustration), ajouter les détails, puis finir par les ombres.

Il faut toujours travailler du clair vers le foncé, laisser sécher entre les couches et expérimenter avec l’eau et les couleurs.

Le lavis

Résumé de l’Histoire de l’aquarelle

L’aquarelle, cette technique picturale délicate à base de pigments dilués dans l’eau, traverse les siècles sans perdre de sa fraîcheur. Apparue dès l’Antiquité dans les manuscrits et fresques, elle s’impose progressivement comme un art à part entière à la Renaissance. L’Allemand Albrecht Dürer en est l’un des pionniers, utilisant l’aquarelle pour ses paysages et études botaniques.

Albrecht Dürer, Deux écureuils, 1492
Eugène Delacroix, Paysage au moulin, 1798–1863 Paris
Paul Klee, Hammamet with Its Mosque, 1914

XVIIe siècle

Vers 1780, William et Thomas Reeves produisent les premières aquarelles en boîte.

En France, elle sert au coloriage de planches botaniques, zoologiques et cartes topographiques (carte de Cassini).

XVIIIe siècle

Au XVIIIᵉ siècle, elle devient le compagnon idéal des voyageurs et naturalistes, séduits par sa légèreté et sa spontanéité.

En Angleterre, Paul Sandby popularise l’aquarelle dans les cercles aristocratiques.

XIXe siècle

Puis vient le XIXᵉ siècle, considéré comme l’âge d’or de l’aquarelle. Des artistes comme J.M.W. Turner en Angleterre ou Eugène Delacroix en France exploitent ses transparences pour capturer lumière et atmosphère.

XXe siècle – Art contemporain

Longtemps reléguée au rang d’art « mineur », elle s’émancipe et inspire aussi bien les impressionnistes que les illustrateurs.

Au XXᵉ siècle, des artistes modernes tels que Paul Klee, Wassily Kandinsky ou Raoul Dufy repoussent ses limites, explorant abstraction, mouvement et couleur.

En résumé

L’aquarelle est passée en quelques siècles d’un outil utilitaire (enluminure, science) à un langage artistique majeur. Sa capacité à capturer la lumière, à exprimer l’instant et à dialoguer avec d’autres techniques lui assure une place privilégiée dans l’art d’hier comme d’aujourd’hui. Aujourd’hui, elle n’est pas seulement une technique traditionnelle : c’est un pont entre art classique et modernité, entre nature et création contemporaine.

Raoul Dufy, Roses in a Blue Bowl, 1941

Aujourd’hui, l’aquarelle connaît un renouveau spectaculaire : accessible, écologique et polyvalente, elle séduit autant les artistes contemporains que les amateurs, et s’invite dans l’illustration, le design ou encore la communication environnementale.

De l’enluminure médiévale aux créations numériques, l’aquarelle n’a cessé d’évoluer tout en conservant son essence : celle d’un art lumineux, poétique et intemporel, capable de saisir l’instant avec légèreté et émotion.

Wassily Kandinsky, Rain Landscape, 1911

La peinture à l’aquarelle chez Artraction

Chez Artraction, l’aquarelle occupe une place de choix. Délicate et expressive, elle séduit les artistes de la galerie, qu’ils explorent ses usages classiques ou les repoussent vers des formes contemporaines. Apprécié pour sa transparence, sa légèreté et sa capacité à capter la lumière, ce médium permet des œuvres uniques, reflet de sensibilités et d’univers singuliers. Voici une sélection d’artistes qui font de l’aquarelle un terrain créatif en constante évolution.

NORTIK

Comme autant de prises de note de son quotidien, Nortik saisi ses idées visuelles à l’aquarelle dans ses carnets. Ces grands formats à l’acrylique sont extraits de dessins emblématiques de son univers. Ces toiles lui permettent quotidiennement de toucher la matière réelle et les couleurs. Elles sont le contrepoids de sa création numérique virtuelle.

Bernadette Steffen

Elle dessine essentiellement avec la peinture acrylique mais parfois aussi à l’aquarelle ou à la gouache. L’artiste réalise également des sculptures en papier collé.

Clarissa P. Valaeys

Clarissa honore la nature comme sa muse, célébrant sa beauté à travers des créations riches et organiques. Ses œuvres, réalisées avec des crayons de couleur, aquarelle, gouache et acrylique, explorent avec soin la lumière, l’ombre et les textures. Chaque détail est travaillé avec précision, mettant en valeur la beauté de la nature.

Le surfeur, Robert Nortik (Carnets intimes)

Nadia Merzoug

Dans ses peintures sur toile à l’acrylique avec pigment, en technique mixte ou à l’aquarelle et linogravure, Nadia Merzoug cherche une teinte parfaite et intense, de la profondeur et de la poésie. Son geste est vif et rapide. Les généreux aplats de couleur se rencontrent, s’opposent ou s’entrechoquent.

Séverine Doret

L’eau est l’élément de prédilection de l’artiste. C’est donc tout naturellement que l’huile et l’aquarelle sont les médiums qu’elle affectionne le plus. Elle joue avec la transparence, plonge dans la peinture comme dans une piscine ou dans la mer.

Claudie Muller

L’aquarelle, la gouache, l’huile, ainsi que l’acrylique, les craies, le fusain, l’encre et les pigments sont autant de médiums pour laisser éclore son geste en peintures abstraites sur la toile.

Nadia Merzoug, Sans titre 5